MANIFESTE

L’impact de l’agriculture sur la planète, le climat, la biodiversité, les cancers des agriculteurs… on nous en parle et on en prend facilement conscience parce que ça se passe souvent près de chez nous - ou en tout cas pas trop loin - parce que les décisions sont prises en France ou en Europe, et parce que quand un mouvement agricole décide de bloquer les routes ou les terminaux gaziers, on est tout de suite sensibilisés !

Du coup le bio s’est développé, le commerce équitable aussi, on privilégie le circuit court, la loi anti-gaspi est arrivée, et les pratiques ont vraiment changé dans les 10 dernières années. 

En termes d’alimentaire, le consommateur s’est transformé en consom’acteur, il a eu un rôle prépondérant dans ces changements et dans ceux qui restent à venir (pensons à Yuka et son impact sur les pratiques des grandes surfaces).

 

On entend moins parler des ravages de l’industrie du textile sur la planète, en tous cas bien moins souvent, et bien moins largement. Pourtant c’est la seconde industrie la plus polluante après l’industrie pétrolière: elle produit plus d’émissions de gaz à effet de serre que tous les vols internationaux et le fret maritimes réunis.

Cette industrie est également très consommatrice de ressources naturelles: par exemple le volume d’eau consommé par l’industrie textile aujourd’hui est d’environ 70 milliards de m3 chaque année, soit de quoi remplir environ 32 millions de piscines olympiques… 

On pourrait aussi parler des pesticides, des rejets de produits chimiques dans les rivières, des nanoparticules de plastiques rejetées à chaque lavage, et bien sûr en bout de course, des déchets que constituent nos tonnes de vêtements.

 

Une autre dimension dramatique de l’industrie textile, c’est la dimension humaine: conditions de travail précaires, voire dangereuses (souvenons-nous de l’effondrement du Rana Plaza), main d’oeuvre sur-exploitée, non syndiquée, travail des enfants, danger des produits manipulés… dont nous n’entendons que trop peu parler, et trop rarement aussi.

 

 

Pourtant, quand on cherche un minimum d’information, on en trouve: chiffres, photos, rapports d’ONG mobilisées sur le sujet, blogs, documentaires… Pourquoi ces sujets ne font-ils pas l’actualité ? Pourquoi, quand j’aborde ces sujets autour de moi, certaines personnes ne sont toujours pas au courant, ou pas concernées ?

 

Je pense que c’est tout d’abord parce que la grande majorité des effets néfastes de l’industrie textile nous sont invisibles - tout se passe ailleurs, loin de nous, de l’autre côté de la planète, en Inde, en Chine… donc on ne le voit pas de nos propres yeux, on n’a pas de membre de notre famille qui soit concerné, pas de rivière teintée dans nos campagnes …

 

Ensuite, parceque l’information est parfois difficile à retracer: ce sont souvent des sous-traitants de sous-traitants qui ont des pratiques douteuses, pas les marques occidentales directement … responsables mais pas coupables… ? 

 

Aussi parce que le législateur occidental ne peut pas intervenir directement dans ces pays, dont l’économie repose parfois grandement sur les exportations textiles, donc si on ne peut rien faire, on laisse faire et tout le monde s’en accommode.

 

Et enfin, et surtout, parceque nous sommes bien contents de consommer de la fast fashion, de remplir nos penderies et de combler nos manques existentiels par des achats compulsifs de fringues pas chères…et d’entretenir le cercle vicieux.

 

 

Alors j’ai eu envie d’ouvrir ce blog pour informer, faire prendre conscience de l’état des lieux mais aussi et surtout pour présenter des solutions: rendre compte de ce qu’il était possible de faire pour assainir nos penderies, et briser ce cercle. Changer nos modes de consommation (de vêtements) et passer à un achat conscient, et non plus mécanique ou impulsif, 

 

Parcequ’il existe plein d’initiatives et de pratiques faciles et chics et qui font plaisir, pour tous les portes-monnaies, partout dans le monde, par des acteurs différents (particuliers, agglomérations, ONG…) et que ça vaut vraiment le coup de les diffuser et de s’en inspirer, 

 

Parceque pour en revenir à cette fameuse histoire de colibri, on peut tous apporter notre pierre à l’édifice, chacun à sa mesure et à sa vitesse, et si on gonfle tous nos « money muscles » on peut infléchir les pratiques de cette industrie,

 

Donc c’est parti, en avant 2020 ! 

Diffusons l’info le plus largement possible, partageons les bonnes pratiques et faisons évoluer nos pratiques et celles de l’industrie textile.

Soyons constructifs et positifs, dans la mesure de nos moyens - et de nos contradictions parfois :)

L’info sera disponible sur instagram, FB, sur ce blog, et via la newsletter mensuelle (... mais chaque chose en son temps...)

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